vendredi, septembre 12, 2008

J’ai regardé pour vous Cash Back


Hier, j’ai regardé un film intitulé Cashback. Un long métrage réalisé par Sean Ellis, un réalisateur qui ne m’évoque rien (nouveau dans la profession ?), avec dans le rôle principal un jeune garçon, et autour de lui de jeunes acteurs. Fragiles et beaux.

Je ne sais pas quoi penser au juste. Est-ce à cause de la léthargie qu’incombent cette chaleur et la rupture du jeun, ou bien à cause de la sensibilité à fleur de peau que je traîne depuis quelques jours, que j’ai eu la chance d’apprécier cette œuvre. Il m’a plu, il m’a touchée, il n’est pas anodin.

Il est différent de ce que l’on peut voir ailleurs. Il allie avec subtilité et justesse, la fiction romanesque à la réalité crue. Je ne sais pas ce que pensent les critiques de cet essai, parce que ça m’a semblé en être un, mais moi je vous conseille de le voir. Il est émouvant. Pour les amateurs d’histoires d’amour impossibles, d’insomnies ravageuses, de belles peaux, de chair (ceci n’est pas un message subliminal ;) ) et surtout d’art, ceci est le moment de souffler. De prendre votre temps.

Vous comprendrez peut-être d’où vient l’amour. Amis des belles choses, et des bonnes choses, à votre lecteur DVD !

Et ne me répondez surtout pas que ça vient de la chute des reins d’une femme délicate !

Parce que je le pressens…

;)





jeudi, septembre 11, 2008

En ces temps moroses...


"Les écrivains sont cliniquement classés comme bipolaires et schizo !! t'es un grand écrivain" qu' il me dit .....

Quel bonheur d'avoir un ami comme toi, qu'est-ce que ça flatte l'égo bordel! :D

mardi, septembre 09, 2008

j'ai retrouvé de l'encre

Je ne lui ai toujours pas dis. J’avais posé sur la table de la cuisine une pochette bleue. Mon passeport, une pièce d’identité, l’argent, et la réservation d’hôtel, s’y trouvaient depuis jeudi soir. Je n’ai pas osé. Je l’ai répété une centaine de fois dans ma tête, lorsque penchée sur le robinet de la salle de bain, je me lavais le visage. Non je ne me lavais pas, je me tenais éveillée, au contact de l’eau froide. Et je me répétais dans ma tête des centaines de fois lorsque je pliais son linge, je m’imaginais lui parlant de nous, de cette horreur, de cette souffrance.

J’avais laissé dans la penderie, mes robes d’été, mes sandales, mes chaussures de danse. Dans un flacon macérait les dernières essences du parfum que j’ai porté l’hiver dernier. Des épingles à cheveux, des boucles d’oreilles noircies par le temps, une dizaine de pots de crèmes, des tickets de caisse, de la monnaie, des boutons tombés de mes affaires, et une aiguille, trainaient à côté. J’ai posé un regard de celle qui se convainc d’avoir fait le nécessaire, avant de refermer. Le remord ne m’a pas effleuré un seul instant, les regrets fusaient dans ma tête. Et la peur.

Il était 14h23. J’ai regardé l’horloge de l’ordinateur encore allumé sur la table d’entrée. Il n’a pas cillé. Il attendait. Il savait que quelque chose de décisif allait se passer. Que j’allais enfin parler. Il craignait quand je parlais, comme quand moi je craignais qu’il ne parte par la porte arrière. J’ai toujours craint qu’un jour il ne se languisse de la douceur, de l’humilité et de la patience dont j’étais capable et qu’une autre, plus reconnaissante, l’attende quelque part, le sourire menacé.

Lui, il avait la peur de ne jamais combler la brèche. Cette capacité inouïe de ne jamais crier à la satiété. Telle une éponge, j’absorbais son amour, sa passion, sa colère, sa foudre et sa loyauté aussi. Il ne suffisait jamais de sa personne, jamais de ses actes, manqués ou réfléchis. J’absorbais pour mieux le surprendre, pour le voir heureux et aussi pour l’humilier. Il ne regardait pas au fond de moi. Il regardait à travers. Je l’ai su le soir où, pensant bien faire, il m’a emmené faire les magasins pour m’offrir ce que je désirais le plus pour nos noces de froment. Il avait oublié la surprise. La joie. Contre son gré j’avais choisi une nouvelle parure de lit. Dans un grand magasin où l’argent et l’égo font bon ménage, j’ai choisi la parure la plusbelle. Lui il dira que c’est la plus chère.

Il ignorait que le contact de ces tissus en coton de soie gris perle, n’était fait que pour faire durer l’envie. La sienne, de me toucher encore et encore. C’était un message. Il ne semblait pas avoir compris. Il regardait ailleurs, probablement la french manucure de la vendeuse qui d’un revers de main, faisait étaler de la dentelle, du shantung, crêpe, voile et satin sur la surface en bois rutilant. Et d’un coup je lâche un rire gai et hautain. Et les clientes du fond de leur parfum capiteux ce sont retournées. Il me regarde ahuri :« Qu’est-ce qui se passe ? » je dis confuse « Oh non c’est rien, j’ai oublié de te dire que j’avais prévu une surprise pour toi. La surprise devrait arriver à ton bureau. Maintenant que tu es là, ça a tout gaché». Surpris il ne savait pas quoi en comprendre. Je me colle à son oreille, et je lui dis taquine « ne t’inquiète pas, ce soir de me ferai pardonner », et c’est à la vendeuse que j’ai fais un clin d’œil complice. Elle a souri, elle ne savait pas à quoi, ni pour quoi. « C’est celui-là que je veux, ayez l’amabilité de m’en faire un paquet, c’est pour offrir », il reste sans rien dire. Il se demande ce que je suis en train de faire. Une fois la nouvelle literie emballée, il en était ravi, j’avais l’air ravie. La vendeuse aussi. J’étais surprise par le pouvoir que pouvait exercer une démarche quelque peu primaire.

Il a pris le sac, poussé la porte du magasin et s’est heurté à cet homme se tenant sur le pas de la porte, le portable à l’oreille. Il y avait aussi cet enfant dans sa poussette. J’ai souri. « C’est beaucoup mieux quand tu souris » qu’il me dit. Quand je vois des enfants, oui. Je me suis penchée, de sa main elle s’est agrippée à ma chaîne. Deux anges et un petit démon en pendaient. J’ai cédé, et mes cheveux se sont emmêlés à cette odeur de blé… Il m’a prise par la main. Doucement telle une enfant, j’ai trébuché dans mes escarpins, je ne voulais plus partir. La fille, parce que c’était une fille de près de neuf mois d’âge, avait un œil miel et l’autre vert. Je n’ai jamais vu d’aussi beaux yeux de ma vie. Elle se tenait à mes anges… et l’histoire n’est pas finie.

lundi, septembre 08, 2008

Le pétard du 14 juillet :))

ça date de quelques années mais ça me fait toujours autant marrer. :))

Ici



samedi, septembre 06, 2008

Droite ou gauche?


vendredi, septembre 05, 2008

De l’émotion sur commande ?

"Je suis nul dans ce genre de choses. Peut être nul tout court, question d’émotions. A chaque fois qu’on me demande de m’exprimer là-dessus ! Le trou noir … on dirait que la mécanique s’affole et finit par s’agripper … tu me diras « justement, en matière d’émotion il ne s’agirait pas de mécanique … » ..J’ai toutes les raisons de penser le contraire ma chère.. L’émotion c’est de la mécanique pure..Mécanique des fluides..Peut être ! …la poétique est du ressort d’autre chose ! Ni matière, ni mécanique, ni même de l’être ! Elle est du ressort de l’âme du monde … Mr Coelho m’excusera ! Mais sans vouloir piétiner sur le terrain d’un mystique religieux qui se poudre le front d’une pommade à odeur de « quête » …on ne parle pas de la même chose !...Bon, histoire de rendre ce ticket plus humain, je conclus … je n’aime pas qu’on demande de m’exprimer sur commande !!! Quand ça vient ça vient et voilà !!" Dixit Ramzi Souani.



Photo de Ramzi Souani

jeudi, septembre 04, 2008

« August Rush » un film à voir absolument










Pour la force de la musique, pour la moue attendrissante du talentueux Freddie Highmore, pour l’amour inconditionnel de Jonathan Rhys Meyers, et pour les beaux yeux de keri Russel.

Ne vous méprenez pas ce n’est pas qu’une histoire de chair…c’est l’histoire de la chair de sa chair.

mercredi, septembre 03, 2008

Facebook : intervention du Président de la République

Nous apprenons que le Président de la République est intervenu personnellement, et a donné ses instructions pour qu'il soit procédé immédiatement à la réouverture du site Facebook, et ce, dès qu'il a appris la fermeture de l'accès du public en Tunisie à ce site.

Source : Le Temps

Merci Président :)

lundi, septembre 01, 2008

J’ai un ami

un ami que je traine depuis quelques années déjà. Un ami que j’aime beaucoup. Qui lui aussi m’aime je crois. C’est le meilleur ami que j’ai eu jusque là. Parce que lorsqu’on se voit, on ne parle pas beaucoup mais on se comprend à demi-mot. Le mot qu’il ne faut pas, on ne le dit jamais. Il a ses souffrances et j’ai les miennes. On ne se les raconte jamais par pudeur mais on les devine par force. La force du temps.

Mon meilleur ami a tout pour lui. Il est grand, beau garçon, très élégant et tout. Timide mais doux et intelligent, belle baraque, belle caisse, beaux projets… mais presque toujours célibataire.

Je dis çà parce que ça m’intrigue tout de même qu’il soit toujours à la traîne. Mais il est aussi très curieux, curieux dans le sens de bizarre. Bon à dire vrai, je ne m’entoure que de gens curieux, entre nous on se flaire, on se sent, et on reste.

Mais il a des réactions, qui à moi, me font encore des yeux tous ronds. Du genre, il m’envoie des textos le matin à 10h pour me demander comment je le trouve ! hum . A question vague, réponse bateau. « bien, t’es très bien» et je me dis qu’il s’est peut-être pris un râteau. J’essaye de le rassurer: « t’as tout pour plaire je te jure et si elle n’y voit rien c’est qu’elle est con ! ». Et il dit merci.
Et puis un autre jour il m’envoie un texto pour me demander « ce qu’aiment les filles », toujours à des heures improbables. Mais je n’en sais rien moi. Mais je fais des efforts. Je me creuse les méninges. Je savais pas quoi dire, je fais « chacune son truc, y a pas de règle » et il me répond « oui mais en gros elles aiment quoi, toi par exemple t’es une fille, t’aimes quoi? » je lui dis « je c pas trop…disons que j’aime les grands hommes ». Il me fait "ah oui!" et il demande « ça veut dire quoi ?? » je réponds « ché pas… mnt je bosse, bisou », il est vexé mais j’y peux rien.

Une autre fois il m’appelle, après le comment ça va, ça va en trainant, il demande à me voir le plus tôt possible parce qu’il a un truc important à me demander. Je fais « après passe me prendre du boulot » et il arrive, il faisait 40 degrés dehors, la clim à mort, il prend son air le plus grave et tu sais ce qu’il me sort ? « Vous fonctionnez comment vous les filles ? » « ne me dis pas que t’es venu pour çà !!? », « oui mais sérieusement vous fonctionnez comment, j’arrive pas à comprendre moi ! » je respire profondément et j’essaye de remplir au mieux mon rôle de meilleure amie. « pour être honnête tu ne sais pas trop t’y prendre avec les filles ! Il te faut un peu d’endurance, ce qui n’est pas ton fort. Et puis comment veux-tu avoir une relation qui tienne la route si tu ne rappelle plus la fille quand elle te dit qu’elle a à faire et qu’elle ne peut pas te voir !!, non mais franchement t’exagère un peu là ! Tu dois vraiment avoir envie quoi ! Lui manifester ton enthousiasme, sinon ça sert à rien de courir les femmes », « Ok j’ai compris». « Et en passant les filles adorent les petites attentions, faut pas oublier les anniversaires, et les trucs qui te font pondre du fric. Crois-moi je suis une fille et je c’est ce que c’est » « mais toi t’es pas pareille, t’es pas comme elles, je me trompe ? » « Bon lâche moi un peu, et fais ce que je te dis !!! ».

La dernière en date, il m’appelle, je suis au bureau : et il me sort « eh dis tu connais HI5 ? », moi : « le réseau social ?? » « Oui le truc avec des gens que tu peux connaitre », « oui le réseau social ! » « c’est toi qui m’a envoyé une demande, je viens de t’accepter » «, « bof ça doit dater de bien longtemps, mnt je ne vais plus sur mon compte », « EH ya plein de nanas, de jolies nanas. y a de la drague à mort on dirait», « oui c’est vrai », « dis moi comment on fait pour parler à ces filles, je fais comment ? Je dois absolument mettre une photo de moi ? Je fais comment pour leur envoyer des messages ? malla chay ! » « si t’as un compte tu invites les filles que tu veux …et tu leur envoie des messages et pi c tout … » « g pas de photo à mettre » « t’es pas obligé de mettre de photo » « mais c vraiment super çà, t’as vu toutes ces nanas ! » « non mais j’hallucine, vas sur facebook , c mieux » « y a autant de filles sur FB ? » « Ti barra barka ! elli yesm3ek i9ioul un tombeur de première ! ayya foutni ».

Je suis allée vérifier quelques jours plus tard s’il s’en est bien sorti sur Hi5, il n’avait que moi et un pote dans sa liste d’amis. C’est vraiment un cas désespéré. Chay la 7ab iched ethneya !

Bon alors les filles je lui ai proposé de le vendre ici sur mon blog …il réfléchit à la question, dès qu’il donne son aval, vous pourrez enchérir. Je tiens à préciser que le prix moyen d’une Aston martin est de 150 000 euros. Ok d’accord ou des chaussures !

samedi, août 30, 2008

faut ce qu'il faut

le paquet ne m'était pas adressé

désolée de vous avoir dérangé pour rien.

jeudi, août 28, 2008

Le Paquet

On a encore sonné. Une sonnerie comme celle de tous les jours. J’étais penchée sur un tiroir entrain de chercher des ciseaux ou un cutter. Je ne sais toujours pas où ils mettent les ciseaux. Ou un cutter. Je voulais rompre…couper une corde. En deux et le bout le plus long je le garderai. La sonnette a retenti. Je me suis redressée. Et j’ai percuté de la tête, la porte de l’armoire du haut. Elle est presque toujours ouverte. J’ai eu mal. J’ai proféré un juron. Pas celui que l’on croit…l’autre. L’« imbécile ». Il n’ya pas longtemps, je disais pardon aux meubles quand je les heurtais. Les meubles en rient toujours. Oui j’ai songé à les faire changer tous, les meubles, pour me venger. Mais moi j’habite chez ma mère, et c’est ma mère qui décide de ses meubles. Les imbéciles !

Quand je me suis retournée pour aller ouvrir, je me suis prise le pied dans la corde. La corde a tiré. J’ai failli tomber, me faire fracasser le crâne sur la table basse. Ce n’est pas très glamour. J’aurais aimé en finir autrement. Je me suis rattrapée, je me suis quand même fait mal. Un peu pas beaucoup parce qu’on se plaint pas quand on est une grande fille comme moi. J’ai regardé par le trou de la porte. Il n’y avait rien. Pourtant on a bien sonné. J’ai ouvert. Il y avait une sorte de paquet. Un paquet étrange. Mais très beau et bien gros. Je ne le touche pas. Je ne sais pas pourquoi. Je ne touche jamais à ce qui ne m’appartient pas. Et puis je me dis que si je le laisse là, peut-être que quelqu’un passerait le prendre. Et que c’est peut-être important. Y avait écrit dessus. Un papier. Comme une invitation.


Une invitation …. à déballer.

NON

Une invitation au déballage.

J’ai regardé dans le dictionnaire et voilà ce que j’ai trouvé :

Déballer : v. 1) action de sortir et d’étaler. 2) confesser, dévoiler, s’épancher, s’ouvrir

J’ai pris le cordon d’emballage entre le pouce et l’index et j’ai légèrement tiré…très doucement. J’avais comme peur de me bruler.


samedi, août 23, 2008

A quand l’âge de raison ?

Comme Bridget je rêve du prince charmant, comme Bridget, j’ai fais des gaffes, comme Bridget je n’aime pas mes kilos superflus, comme elle je ne cesse d’enfreindre mes résolutions
comme elle, je m’obstine à dire que je me sens bien dans mon célibat …et comme elle je me demande quand j’aurais l’âge de raison.

27 ans certes, mais 15 ans d’âge mental.

Autant j’adore les enfants, autant je me demande si je pourrai les assumer, autant j’adore les hommes, autant je me demande si je serai capable d’en assumer un pour toute la vie. Autant j’aime le calme, autant la monotonie me fait horreur. Tant de choses et leur contraire. Tant de doutes et de contraintes. Je n’aime pas les contraintes. Sous cette enveloppe de femme très femme, il existe le tempérament d’un homme. Bien trempé.

Il me dit « t’aurais fait un homme bien macho ». Je ne sais pas si çà compte mais c’est parce que je suis une femme verseau.

Liberté Liberté Liberté, Pognon, Liberté, Liberté, Liberté

lundi, juillet 28, 2008

KISS KISS BANG BANG

Le moment le plus palpitant dans une histoire d'amour, c'est la rupture. c'est jubilatoire



Photo hors sujet ( les mecs pour voir les jamb...je veux dire les jantes de plus près faut cliquer sur la photo!)

jeudi, juillet 24, 2008

mercredi, juillet 23, 2008

lundi, juillet 21, 2008

mardi, juillet 15, 2008

chassé croisé






Je le croise tous les jours un peu. Je le croise mais je ne le touche pas. Je le croise sans pouvoir tendre la main. Je le sens.
il s’arrête à ma hauteur, il respire. Je le sens.

Je sens son souffle dans mon corps. Son souffle dans mon cœur. Mais rien sur ma peau.

Je le sens. Il passe tous les jours un peu. Un peu plus ou un peu moins. Quand il parle je le sens. Quand il ne dit rien je le veux.

Je le croise, je ne le percute pas parce que l’on s’entend

Je l’entends. Il ne dit rien. Pour que je devine tout. Mais je le sens. Et j’imagine….

la paume de ma main…

ses tempes…

sa nuque noueuse…

Le long de ses bras…

le frisson…

les rires…

je m’imagine courir me cacher. Et la plante de mes pieds…sur le sol, diront que je l’aime…mes chevilles… entre ses mains.

Ses doigts…

le froissement…de la couleur pourpre de ses draps…


je dis çà, je dis rien.


Je le croise, et je ne sais pourquoi je ne le touche pas…Mes doigts je les passe sur un écran froid...

viendra peut-être un jour. Viendra peut-être le jour où...


...si j’ai les joues rouges, c’est parce que son souffle est chaud.


tu existes ?

vendredi, juillet 11, 2008

here is it... calienté non?

500 marilyn sélectionné dans Pubs et Pubs


le site est par là: http://www.500pour100fiat.com/

la nouvelle FIAT 500, une histoire... un art

jeudi, juillet 10, 2008

Cachez moi ce soleil que je ne saurais voir!

fatiguée et dégoûtée. Pas de vacances cet été.
La mer j’adore mais le soleil beaucoup moins. Ce soleil qui t’arrache la peau, non merci, ce n’est pas pour moi.

Ce que je veux ?

Prendre l’avion et atterrir dans un grand aéroport où j’aurais du mal à tenir sans cigarettes. J’ai envie d’atterrir là où j’aurais besoin d’un gilet pour me tenir chaud. J’ai envie…de flâner, de voir l’effet que fait mon teint halé sur les gens au teint terne… de voir que j’ai le teint des vacances alors que je débarque tout droit de mon bureau climatisé et que c’est seulement à ce moment là que commenceront mes vraies vacances. Que je débarquerai dans une ville désertée, parce que les vacances se passent ailleurs. J’ai envie de passer mes vacances sous un ciel gris mais aux vitrines multicolores…là où l’on parle culture, gastronomie, art et conception…et où pardon et merci ne se comptent pas…

Non mais honnêtement je ne supporte pas cette chaleur écrasante, ce besoin de se laver toutes les heures, et ces rues pleines de voitures bruyantes.

Je hais l’été. Je voudrais tellement que l’hiver dure 10 mois par an. Un peu de soleil les 2 autres mois, et puis basta.

L’été dernier je me rappelle qu’à cette même période je préparais mes vacances sur la Côte d’azur. Des vacances où je n’ai même pas effleuré l’eau de la mer. Je restais planquée sous mon parasol accroché à mes lunettes de soleil et mon chapeau de paille comme la rescapée d’un naufrage.



La plage du 3.14 ( cette photo m'appartient, attention aux copieurs, je vous ai vu faire chez Mad Djerba!!)

Je lisais donc « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » (tu connais pas? ba tu rates quelque chose je t’assure, c’est de Anna Gavalda au cas où tu aurais envie de l’acheter), des écouteurs aux oreilles, je me rappelle d’un certain « Everything » de Tiesto. ( oui c’est moyen côté culture musicale mais que veux-tu c’est les vacances, je me permets de petits écarts. En temps normal j’écoute du Bach) (oui biensur que je mens ! t’imagine bien ! En réalité je n’écoute que de la musique folk) na7ki 3al mezoued ya zokra ! 

Bon cha3lina !

Je disais quoi déjà …. !

ah oui donc, je me rappelle d’une veille dame qui était assise à côté de moi sur la plage-ô combien huppée du 3.14- entrain de se faire rôtir au soleil et qui n’aimait pas ma façon de fuir le moindre rayon. Elle m’avait dis dépitée « mais vous ne bronzez pas ou quoi ? Mettez-vous au soleil ! » J’ai pensé un court instant « mais de quoi je me mêle ! » mais j'ai quand même répondu : « j’aime pas le soleil, je viens d’un pays où nous avons pratiquement 6 mois de soleil par an… donc voyez-vous… » J’ai deviné un grincement de dents: « vous venez de la Guadeloupe ? » Je réponds « non de la Tunisie madame ! ». et elle me fait, en regardant ailleurs« eh bein si on aime pas le soleil on va ailleurs! »…j’ai souri. J’ai fais abstraction du mépris. Je me suis dis que oui finalement je n’avais qu’à ne pas venir. C’est con de se payer un transat…de dépenser en crèmes solaires, en chapeaux, en maillot de bain pour finalement se cacher. Bon bref.
C’était pour dire que cette année j’avais l’intention d’aller à Paris pour changer, mais là je me trouve coincée. Pas assez de jours de congé…pas assez de moyens, pas assez de courage aussi…parce que la bas, peut-être que je n’aurais plus envie de rentrer.

Donc finalement pas de congé. J’en aurais qu’après le mois de ramadan.

PS :Voglio parlare al tuo cuore
voglio vivere per te di sole e d'azzurro


oui seulement pour toi je supporterai le soleil :)

Enfin je me comprends

Ce serait sympa que vous me parliez de ce que vous ferez cet été, çà me tiendra chaud ! oui puisque mon bureau est HYPER climatisé ! oh la galère!

Alllez hop et un dernier avant le grand show!

Cosmonotes, Teasing sélectionné dans Pubs et Pubs

mercredi, juillet 09, 2008

mardi, juillet 08, 2008

vendredi, juillet 04, 2008

za3ma chnya!



c'est une nouvelle campagne de teasing...bon vous me direz que vous l'avez bien compris...

Amma bel7a9 chnya za3ma!!!


Enti ta3ref?

mercredi, juillet 02, 2008

Un an de prison pour "viol virtuel"...

Il s'agit là d'un fait divers relaté par un journal tunisien et repris par le magazine Jeune Afrique à la date du 29 juin. j'en ai fais un copier-coller que voici :



"C’est une histoire à dormir debout. La famille d’une jeune fille âgée de 18 ans - donc mineure, la majorité étant fixée à 20 ans - a porté plainte contre un homme de dix ans son aîné pour « viol virtuel », qualification inconnue du code pénal. La victime, N., et son séducteur de bourreau, B., issus d’une cité populaire de Sousse et voisins d’immeuble, ne pouvaient se fréquenter en raison de l’opposition des parents de la jeune fille. Ils ont donc développé une « relation amoureuse fictive » par téléphone. Leurs conversations ont pris une tournure de plus en plus intime et explicite… C’est alors, rapporte le tabloïd d’expression arabe Essarih, que « la jeune femme, prise par une excitation suprême, s’est livrée à des actes qui lui ont fait perdre sa virginité ». C’est le père, soupçonneux, qui a découvert le pot aux roses et porté plainte au commissariat à la mi-avril. B. a été immédiatement arrêté et placé en détention préventive. Invités à constater les faits, et bien embarrassés, les médecins légistes ont confirmé la perte de la virginité, mais conclu à l’absence de trace de relations sexuelles. L’affaire passait en jugement en appel le 26 juin. B. avait été condamné en première instance à un an de prison. Verdict le 10 juillet".

fin


En effet, c'est un ami qui m'apelle de france choqué, pour me lire l'article au téléphone. Cette personne semblait être abasourdie par cette " connerie". il trouvait abérrant que le "suspect" ait été condamné à un an de prison pour juste avoir parlé à une jeune fille de 18 ans au téléphone.
Mais moi celà ne m'a pas nullement choquée. et si jamais la fille avait eu 14 ans. est-ce qu'une telle décision de justice l'aurait choqué?

Surtout que là où je regarde autour de moi, des fillettes encore à l'école primaire ont un portable et un portable c'est non seulement -et c'est prouvé scientifiquement- dangeureux pour la santé et surtout celle des enfants, mais en plus c'est un moyen de communiquer avec l'exterieur et à n'importe quel moment de la journée et de la nuit en trompant la vigilence des adultes.

On est bien d'accord qu'une gamine de 14 ans qui aurait refilé son numéro à un beau parleur, et qui aurait pu subir plus qu'un " viol virtuel" est d'abord victime de cet imposteur mais ensuite de parents irresponsables.

Je ne conçois pas, et arrêtez moi si je me trompe, que des mineurs aient le droit de trimballer un GSM. Maintenant de nouvelles formes de crimes apparaissent avec les nouvelles technologies...

Comme quoi, il suffit pas d'enfermer sa fille à la maison par peur des mauvaises fréquentations...maintenant vous pouvez l'avoir enfermée avec l'objet du crime....

D'ailleurs les garçons aussi sont concernés, il n'y a pas que le viol qui peut faire peur....

dimanche, juin 22, 2008

faut pas lâcher mon ptit, n'écoute jamais ce qu'ils disent

- Allo ....oui bien ...très chaud ici...comme d'habitude...oui bcp...bientôt j'espère.....non g été malade.... fauchée

- tu me manque

- Faut pas rêver...je ne pense pas que j'aurai des vacances...je verrai

- Tu me manque je te dis bordel

- quatre ans... çà devrait être fini...dans le service y a pas de gros lolos?

-m'en parle pas....beaucoup de boulot ...tu me hante.

- fait quel temps tu m'as dis? ....ah ok j'avais compris juillet...c'est proche de Porte Maillot?

- çà fait longtemps que j'aurais dû décrocher je sais...je suis fou je le sais aussi...mais tu passe à côté de la chance de ta vie...du mec qui aurait attendu 4 ans ...avec bcp d'espoir

- MERDEUUUUU.... je viens de bousiller mon vernis

- Vas te faire FOUTTTTTTTTTTRE....tu me rends fou

- oh zut alors...l'Italie...c'est quelle heure déjà!!?

- c'est FOUUUUUU ton air gnangnan m'EXPLOSE la TETE....Tu m'Entends BORDEL çà M'EXPLOSE LA TETE JE TE DIS...B*rdel de MERDE!!!! çà me rends encore plus dingue.

- ah remarque c'est comment le retour? l'anniversaire ? le mariage de ta soeur?

- Putain je vais mourir...tu passes à coté de la plus grosse opportunité de ta vie. tu es entrain de commetre la plus grosse erreur de ta vie. t'es plus très jeune , tu devrais penser à une vie meilleure...


- remarque une crème Chanel....çà serait sympa. pour arrêter le temps....mais g perdu du poids depuis...oui mais c ptet pour me remonter le moral, l'autre jour j'ai acheté un pantalon plus petit que d'habitude..

-Non mais j'hallucine.... l'hopital le plus grand d'Europe...un contrat de deux ans je te dis...500.000 euros par an...la montre de tes rêves...autant d'enfants que tu voudras...tout ce que tu voudras...réveille -toi, tu m'emmerde ...t'es lâche...tu dois tout laisser tomber et venir...ou je viens quand tu veux...on fait comme tu veux ..tu sais hier

-tut tut tuuuuut

Merde j'ai pas encore repassé le chemisier que je vais mettre demain. tu crois que j'aurais des vacances pour aller piquer une tête cet été.

P*tain pourquoi on n'est qu'au premier étage!!!?

Sûrement faute de moyens...ou ptet manque de pot...



NON NON NON!!!! faut pas écouter ce qu'on dit....t'as encore tout le temps et t'es pas une fille vénale. non t'es pas vénale... t'es pas vénale je te dis t une fille gentille qui n'en n'a rien à foutre de se marier ...t'écouteras ton coeur...oui et alors si c'est un salaud qui t'as déjà mis dans la merde...tu l'écouteras encore cette fois-ci parce que c'est ton coeur et que tu n'as que cuilà... et que sinon tu seras un monstre sans coeur....mais toi t'es une gentille fille qui a un gentil coeur tout bousillé mais tellement grand. il tiendra bon cette fois-ci moi chui sûre qu'il tiendra bon...

euhhh..

NON merde faut pas écouter ce que disent les grands... ils sont grands eux et aigris...faut pas croire que toi aussi tu vas bousiller ta vie à cause de l'amour...y a que çà de vrai l'amour ...einh pas vrai qu'il n'y a que çà de vrai?? einh dis pas vrai??

jeudi, juin 19, 2008

vivement çà!


mardi, juin 17, 2008

wel fehem yefhem




Celui qui ira en Hollande sans moi , est un traître ...lelli yefhem





PS: je vous aurais prévenu bande de tarés...grrrrrrr

dimanche, juin 15, 2008

femme de demain, comment tu seras?


Je me demande comment va être la situation de la femme tunisienne dans 30 ans.

une femme encore plus libérée, occupant de plus en plus de postes dans le gouvernement, concubinant à volonté, enfantant hors mariage, héritant à égalité avec l’homme…Une femme qui n’aura plus sa place dans le monde musulman...


ou



Une femme voilée, qui n’accèdra plus aux études supérieures, une femme dépolitisée, désocialisée, une femme au foyer, qui ne verra plus le jour, qui aura de moins en moins de droits . Une femme qui n’aura pour tâches que d’éduquer les enfants, de faire à manger et d’arranger son chez soi. Une femme qui n’aura que le quart d’un homme, parce qu’il serait devenu polygame…



je me dis que l’on n’est pas loin de la femme super libérée qui ne se prive plus de rien, qui exige, qui revendique, qui se dévoile, qui s’exprime sans tabous, on est tout aussi proche de la femme qui a regréssé, qui se cache derrière un voile. Le voile de la honte ou celui de l’espérence…à chacune son leitmotiv...


Mais je constate que la femme libre souffre de beaucoup de solitude. Autour de moi, celles qui ne sont pas seules, sont esseulées. Sont qui l’ont choisi (la solitude) ne l’ont pas forcément mérité. Et elles souffrent. je me dis que l’on est sur la tangente, soit que l’on aura plus l’envie et le courage de s’assumer, soit que l’on replongera en arrière. Pour s’assurer que l’on aura au moins une chance d’être aimée, de se caser et de devenir femme.

Parce que chez nous le statut de femme il n’ya qu’un mari qui peut nous le donner. Tu resteras la moitié d’une femme jusqu’à ce que mariage s’en suive. Or le mariage chez nous rime de plus en plus avec mirage…

mercredi, juin 11, 2008

ça se passe de tout commentaire

je vous copie là une lettre adressée par un professeur en orthodontie au "journal" La Presse, qui a eu l'amabilité de la publié dans l'édition de ce matin.


Les dents se dévoilent...


Nous vivons aujourd’hui une ère où la communication a pris le dessus sur les valeurs autour desquelles ont vécu toutes les générations précédentes.
Une ère où tout un chacun aspire à véhiculer la meilleure image de soi, propice à lui faciliter son intégration dans une société où le paraître a pris une place démesurée. A partir de là, nous comprenons l’engouement que nous vivons pour l’esthétique.
L’orthodontie, mon domaine de prédilection, est au centre de ces aspirations légitimes.
Cependant, il est un phénomène curieux qui a interpellé ma conscience et intrigué mes connaissances.
En effet, comment expliquer la recrudescence de jeunes filles pudiques qui portent le voile «islamique» pour ce genre de thérapeutique ?
D’un côté,elles portent un voile sur les cheveux et, de l’autre, elles veulent dévoiler leurs dents !
Nos connaissances dans le domaine dentaire nous permettent de dire que l’homme est, en premier, attiré par les yeux de son interlocuteur et, ensuite, par ses dents qui illuminent le visage. Lorsque les dents sont bien alignées, blanches, sans zones d’ombre, elles, permettant au sourire de s’exprimer avec éclat, facilitant par la même la communication, comprenez par là la séduction.
Ainsi, je peux affirmer sans ambages que l’orthodontie dévoile les dents, il existe même des consultations spécialisées du sourire dans le but de le rendre plus attrayant.
Il est donc stupéfiant de voir des jeunes filles vouloir, d’un côté, porter une barrière à la communication et de rechercher, de l’autre, à être plus charnelles.
Il n’y a pas de demi-mesure dans la foi. Lorsqu’elle est profonde, inébranlable, elle doit s’exprimer par le sérieux, l’abnégation, la conscience, le travail, l’humilité, la vertu, le respect des valeurs humaines et non par le port d’un voile.
La femme tunisienne, de par son histoire, mérite mieux que d’être assimilée à un objet de convoitise. La préservation de ses acquis passe par la compréhension des véritables valeurs qui doivent régir les différents aspects de la vie moderne.

Dr Adel Ben Amor
Professeur en orthodontie et chef de service


Sauf tout le respect que je vous dois cher docteur, vous êtes ridicule. en quoi est-ce que le fait d'être voilée est incompatible avec le fait qu'on veuille arranger ses dents. un beau sourire serait-il contraire à la vertue? est-ce que çà revient à dire que les filles non voilées qui s'arrangent les dents sont de moeurs légères?
bon je suis fatiguée, je ne voudrais pas m'étaler davantage de peur de m'égarer. Et de peur de vous manquer de respect.

de toute façon ceux qui vous ont publié sont 3 fois plus ....je ne trouve pas de qualificatif

dimanche, juin 08, 2008

enlève tout

enlève çà...


enlève encore çà...


çà aussi...


enlève je te dis...



enlève...


enlève j'attends....


encore çà....



"Mais je n'ai plus rien..."




Maintenant tu peux t'enlever de la tête que je me remettrai de nouveau à genoux




rhabille-toi

je mordrai jusqu'au sang...rouge

jeudi, juin 05, 2008

Hedha esmou elli mayetsammech

J’ai une voisine, une femme d’une cinquantaine d’années, dont le fils a été arrêté pour avoir participé à plusieurs braquages en bande organisée. Des braquages à l’arme blanche, avec intimidation et coups. Le fils a 21 ans. La mère travaille dans la précarité et le père est souvent au chômage.

Son frère aîné, lui, bosse comme un fou en tant que gardien de nuit pour un salaire de misère. Il louent un deux pièces et ne savent jamais de quoi demain sera fait.
Cette maman là, m’a beaucoup fait de la peine. Parce que depuis un an et demi qu’elle rend visite à son fils en prison sans qu’il n’ait été jugé. La procédure est longue lui dira-t-on, et les affaires dans lesquelles il est impliqué sont nombreuses. Au début, j’ai été contente d’apprendre qu’il a enfin été chopé.


A ce stade de l’affaire, après un an et demi de détention, honnêtement, je ne sais plus quoi penser de cette affaire. De la haine, du dégoût ou de la compassion.

En fait, c’est un sentiment mitigé. Mi colère -mi compassion. La colère parce que rien ne justifie ces actes immondes de braquages de gens innocents dans la rue, dans le but de leur soustraire un téléphone portable ou un modique collier. Et que d’autre part la mère me fait pitié parce qu’elle est la seule victime de cette situation et qu’elle subi les actes irresponsables de son fils. Elle s’absente de son travail une journée par semaine pour aller lui apporter de la nourriture et des vêtements propres.

Elle est seule à subvenir aux besoins de la famille alors qu’elle est elle-même très fragile de santé (elle a été victime d’un cancer du sein) et à peur de l’avenir. Les fois où je la croise, elle retient de justesse ses larmes. Elle se dit « si je rechute et que je meurs, qui ira donner à manger à mon fils ? ». Et çà me fend le cœur. Parce que le père a démissionné, il espace de plus en plus ses visites à son fils détenu.

Ce dernier, est lui-même sujet de compassion parce qu’il est victime. Oui victime du système. Un système qui ne lui a pas donné l’opportunité d’être encadré, d’être assisté après un échec scolaire. Un système qui l’a lâché s’aventurer dans la jungle urbaine. Il n’a pas eu d’alternative quand il a quitté les bancs de l’école. Il a traîné, il a erré et puis une fois qu’il a goûté à l’argent facile, il n’a pas pu décrocher.

Et puis je me dis que non, j’ai tort de penser qu’il est victime. Je pense qu’il aurait pu chercher à s’améliorer, à poursuivre une formation professionnelle et à travailler honnêtement. Mais je sais que ce n’est pas toujours facile. Que travailler 12 heures par jour pour l’équivalent du SMIG ne tente plus nos jeunes. Et que la tentation est grande…et que la vie est chère...et que…. et que…

Aujourd’hui je croise la mère. Elle me dit que le jugement a été prononcé :

« Dix ans de prison ! »…

QUOI?.

Dix ans pour quoi ?…

Un gamin qui n’a pas eu d’antécédents…qui n’a pour bagage que l’ignorance et la pauvreté !

Est-ce qu’il y a eu meurtre ? Est-ce qu’il y a eu viol ? Mettre un gamin dans un trou ? PENDANT 10 ANS, sans aucune éducation, sans encadrement, sans rien !!! C’est qui la victime dans tout ça ? La mère ? L’enfant ?ou les gens qui ont été délestés de leurs affaires dans la rue ? Cherchez moi une victime, parce que moi je ne sais plus qui plaindre et qui mépriser !

A qui la faute ? Pour quoi laisser une pauvre mère essuyer l’échec cuisant de son fils ? Pourquoi faire porter autant de poids sur les épaules d’une femme fatiguée.
La mère n’a plus de souffle et surtout plus les moyens pour payer un avocat. La mère est dépitée, surtout que son fils lui a dit que l’un des garçons de la bande, a été relâché. Pourtant il avait été là dans bien des coups. Relâché parce que sa mère avait vendu un terrain…comprenez ce que vous voudrez

Là encore vous me voyez désolée. J’ai mal. Non j’en suis malade.

mercredi, juin 04, 2008

Quand les gamines se sont crêpées le chignon pour çà !

Si vous vous rappelez le weekend en famille d’il y a 2 mois, j’en ai parlé ici.

Pour ceux qui n’ont pas le temps de revenir en arrière je vous explique en deux mots :
Ma famille a débarqué des quatre coins de la planète (n’exagérons rien !) pour venir prendre un bain de soleil et de famille au pays.

Un de mes cousins, venu du pays de Heidi et du bon chocolat produit par des castors; a eu l’ingénieuse idée de ramener avec lui son meilleur pote.
Un pote, d’un 1m.90, tout blond, avec des pectoraux de blonds et des yeux tout en couleurs. Un jeune homme de tout juste 21 ans.

Oui mais le cousin a oublié ( ou minimisé ?) le fait que quatre de ses cousines étaient âgées entre 16 et 20 ans. Toutes plus jolies les unes que les autres et qu’elles pouvainet craquer pour le petit blond et que vice versa. Sans oublier les légèrement plus âgées (un touuu’pti peu plus que les autres, rien de grave quoi) comme moi et deux ou trois autres, entre sœurs zé cousines.

Bon pour faire court, le petit gentil homme qui parlait dans une autre langue complètement incompréhensible à nous, nord africains paumés, eh bein le petit il pouvait plaire. Pourquoi ?

Bien parce qu’il est mi-suédois mi- ché plus quoi et qu’il défile pour les plus grande marques internationales. Il est Top model quoi.
Du coup ça fait de lui un mythe.
Et quand t’entends qu’il est top Model tu le regardes plus du même œil.

Bon les plus veilles (t’as tout de suite pensé à moi einh ! même pas que ça me touche ! :p ) se sont dites qu’il était inutile de penser à quoi que ce soit envers le petit garçon, ce n’est pas bien pour la réputation de l’Afrique. On ne pouvait qu’être désolé qu’il n’ait pas eu quelques années de plus. Moi je lui posais des questions du genre s’il aimait ses vacances sur le continent noir. Il répondait qu’il aimait bien et qu’il aimerait retourner une autre fois.

Bon, ce sont les erreurs de jeunesse comme on dit.

Donc je reviens sur le fait que 4 cousines, âgées entre 16 et 20 ans, le trouvaient charmant garçon. Oui un peut trop charmant je dirai. Vous comprendrez mieux quand je vous montrerai les photos.

Bon là il a eu comme un ptit incident diplomatique.

La petite cousine blonde en pinçait pour lui, sacrément pinçait quoi. Elle avait toutes ses chances faut dire. Jolie de chez jolie, avec la moue à la Laeticia Casta et le corps d’une danseuse étoile, et les cheveux splendides et tout et tout.

Mais lui, venu des pays des blonds, il en pinçait pour les brunes. Donc il a craqué pour la brune.

Il lui a fait savoir dans un français approximatif qu’elle était «très trèèèès belleuu! »

Du coup ça a tourné au vinaigre.

Ma tante, la maman de la blonde s’en est mêlée, elle a trouvé que la brune avait fait un peu trop de charme au petit. Les autres mamans se sont abstenues de tout commentaire.

Les deux cousines, la blonde et la brune ne se parlent plus.

Le type en est tout retourné. Il ne savait plus à quoi se tenir surtout qu’il avait du mal à s’expliquer dans une langue compréhensible.

Il est vite rentré chez lui, déçu j’en suis sûre….

Il reviendra plus, ça c’est certain.

Les Photos par ici:



c'est celui à gauche

ou encore ici:

mardi, mai 27, 2008

Ta mère écoute quoi? Du Deep Dish bien évidemment!

Maman veut écouter tous les matins du Deep Dish, dans la voiture. Est-ce que j’ai des hallucinations ?

Je lui dit : « je t’achèterai des CD de Raven et Tcheikovsky comme tu me l’avais demandé l’autre jour. Elle me fait : « Non je préfère ce morceau là. Je le veux sur un CD pour l’écouter dans ma chambre. » C’est du Deep Dish bon sang !! C’est de l’Electro house. C’est le CD de ma sœur de 20 ans ! Et toi t’es ma mère ! Elle : « Oui mais j’adore ! »

Elle demande même que je lui mette le morceau sur la « plaque » pour écouter la musique dessus quand elle bosse. Retiens bien que la plaque en question est l’IPod que je n’utilise plus depuis belles lurettes.

Bon alors, je lui offre quoi pour ses 52 ans ? Une virée au Pacha d’Ibiza ?

Je te jure c’est la meilleure celle là ! Qu’est-ce que je n’aurais pas vue de ma vie !
Je dis ça parce que ma mère est très stricte, très fermée, très imperméable pour tout ce qui est nouveautés et nouvelles technologies. Art et nouvelles perspectives. Tout ce qui sort du classique et du Snob n’a aucun sens et c’est automatiquement de l’agression pour ses yeux et oreilles.


Donc vois-tu je me fais du souci

mercredi, mai 21, 2008

Ma parole qu'ils sont fous !!

Jaime Eaton est anglaise, elle a 30 ans et 4 enfants. Elle se dit être artiste. Bon elle fait des poupées en plastique. Jusque là tout va bien. En fait le truc c’est qu’elle fait des poupées en forme de bébés et de nouveaux nés. Jusque là ca va. Mais ces poupées là sont destinées en majorité aux adultes. Au fait c’est pour des femmes désespérées en quête de maternité ou encore des femmes ayant perdu un enfant en bas âge. Ou un enfant voulant apprendre à materner. Et tenez-vous bien ces faux bébés font ravage au UK. Elle a un carnet de commandes qui lui assure du travail pour les deux ans à venir.

Je t’explique :

c'est-à-dire que tu peux te promener dans un centre commercial et que tu croise une jeune maman avec une poussette, un beau bébé dedans. Tu te penches pour caresser la joue du bébé en complimentant la maman pour sa jolie progéniture et là tu te heurtes à un bébé froid, rigide. Normal, le bébé est en plastique. L’horreur quoi. Y en a encore qui ça choque en Angleterre, faut pas croire qu’ils sont tous fêlés au pays de la Reine !

Prix de départ 1000 dollars.

Tu lui ramènes la photo du bébé que tu veux et elle te le copie


Tu ne me crois pas !!?

Tiens çà :







mardi, mai 20, 2008

C’est bien ce que je disais

Non au fait je ne l’ai jamais dis
je n’ai jamais dis que l’amour ne comptait pas, mais biensur que l’amour compte. D’ailleurs ma tante hier nous a annoncé qu’elle allait se marier dans un mois. Elle est heureuse et moi aussi. Si on se marie c’est qu’on s’aime et que l’amour compte. On passerait pas sinon devant le maire comme ça pour faire joli. N’est-ce pas ?


Oui biensur …

Hors sujet 1 :
Bon cela fait déjà 6 mois. 6mois

6mois

6 mois

Je me demande si 6 mois c’est peu, pas assez, ou juste ce qu’il faut …

Hors sujet 2:
Cherche à louer pour le mois d’août, villa à hammamet proche de la mer, avec grand jardin et piscine.

mardi, mai 13, 2008

L’histoire d’un homme et d'une femme

C’est l’histoire d’une jeune femme, sans âge, belle, intrigante. Ce n’est pas elle qui le dit mais ce sont les autres. Les hommes rencontrés au gré d’un café ou au tournant d’une rue, les hommes de sa vie y compris son père. Elle n’est pas que belle elle est aussi douée, elle est fine, féminine, certains diront d’elle raffinée. La main sur le cœur et le sourire vaillant. Elle n’a jamais manqué de prétendants. Elle en a toujours eu au bras, un beau, sinon riche, souvent intelligent. Elle ne sort pas avec les fils de… pour rester discrète. Mais les fils de aimeraient bien et pour ne rien vous cacher elle a été même une fois la proie du célibataire le plus convoité de tout Tunis. Mais ça ne lui a jamais fait tourner la tête. Elle n’est ni spécialement méchante, ni spécialement vénale, ni spécialement cupide. Elle est intelligente. Et très subtile.

Lui il est grand, brun, yeux miels, un sourire pour lequel on se damneraient toutes. Il est intelligent, raffiné et surtout d’une éducation infaillible. Un presque, sans faute. Il a 12 ans de plus qu’elle. Il a un poste de grande responsabilité et il est l’une des rares personnes qui conduisent encore des voitures de luxe sans se prendre la tête. Il a tout pour lui, surtout un parfum léger et enivrant. Lui il en est fou amoureux. Amoureux d’elle.. Amoureux de ses mains, de ses gestes fragiles, de son regard de bête traquée, de sa fragilité, de sa bouche en cœur, de son talent à le comprendre au demi-mot, de se résigner, parfois de fuir, de comprendre sans comprendre, et de faire semblant des fois de ne rien comprendre, pour qu’il se donne le plaisir de la conquérir. Il est amoureux du fait qu’elle soit là sans jamais être là, d’être présente, absente. De hanter ses jours, comme ses nuits. Lui il représente tout ce qu’elle aime chez un homme : Très intelligent, doux attentionné mais jamais encombrant. Un homme passionné, un homme passionnant mais un homme qui ne l’étouffe pas. Mais comme dirait l’autre, trop beau pour être vrai. Moi je dirais trop bien n’en faut…

Ceci est trop beau vous me direz, il doit y avoir un Mais.
Pour ne rien vous cacher le mais n’a rien de théâtral ni de surprenant. Le Mais est simple, courant, anodin, un Mais sans un Mais.
Le Mais dans l’histoire c’est qu’il est marié, vous imaginez bien qu’un homme comme lui ne serait pas encore perdu dans la nature.
Marié, très marié même avec 2 enfants. De beaux enfants. Oui mais sa femme ne doit pas être une bonne épouse, pas assez présente ou pas assez câline, ou qu’en sais-je encore…Ces prétextes que l’on se trouve très facilement (lâchement ?) pour tromper sa femme.
Or, lui Il ne s’est jamais plaint de sa femme. Sa femme ne travaille pas beaucoup, sa femme est très présente, sa femme est très belle, attentionnée, une femme normale qui aime encore son mari après 7 ans de mariage.

Elle se disait tout au long de cette histoire que la femme doit être moche, grasse, grosse, aigrie, dépressive, éteinte. Et que sais-je encore.
Mais non rien de tout cela n’est vrai. Sa femme est superbement jolie.
Lui il n’a jamais cherché à se trouver des excuses pour la convaincre de son amour pour elle. Aucun. Quand il va la voir, il lui dit qu’elle lui manque beaucoup.

Rien d’exagéré ou de feint. Il lui dit dans des mots simples, sans mise en scène qu’il pense tout le temps à elle. Elle, elle fuit son regard, elle lui dit qu’elle ne veut pas de lui, qu’elle n’aime qu’il vienne la voir, qu’il l’oblige à sortir le voir. Qu’il doit arrêter de passer, de l’appeler, de guetter ses entrées et sorties…
Au fait au début, leur relation était strictement professionnelle. Mais il l’a toujours regardée d’un regard étrange. D’un regard surpris. Le regard d’un enfant tombé sur une chose étrange. Le coup de foudre a eu lieu. Ce courant que l’on ne soupçonne jamais et qui peut vous électrocuter un beau jour comme ça. A cause d’un mot ou d’un geste. Pour un sourire qui a échappé à l’un ou à l’autre. La foudre qui vous tombe dessus de je ne sais où.
Qui vous transporte, vous fait virevolter, vous donne envie de devenir meilleur, de déplacer des montagnes, de relever tous les défis. C’était le coup de foudre.

Elle n’arrête pas de le supplier d’arrêter, mais il ne peut pas s’empêcher de continuer de penser à elle de l’appeler, de lui dire qu’elle lui manque, qu’il ne veut qu’une chose, qu’il lui tienne la main, que ses lèvres effleurent ses doigts, qu’elle le regarde, qu’il la laisse humer son parfum, qu’il ne la voit que très peu mais qu’il a besoin de la voir. Des fois il lui promet de ne plus jamais l’appeler mais au bout d’une semaine d’abstention, il revient à la charge comme un amoureux fou, assoiffé, perdu.

Il avalait tout ce qu’elle disait. Il finissait toujours les phrases qu’elle commençait, il pouvait deviner ce qu’elle ressentait. Elle n’était pas obligée de tout lui dire. Il savait qu’elle n’était pas naïve, et il aimait plus que tout cette force qui émanait de sa fragilité. Elle sait qu’il lui plait tout aussi fort, et que s’il n’y avait pas eu ce mariage, elle l’aurait aimé. Mais elle ne veut pas. Elle le voit et après elle se ravise. Elle regrette, elle le chasse presque. Elle ne veut pas qu’il lui dise qu’il aime.
Sa femme aussi il l’aime. Il lui a toujours dit qu’il aimait toujours sa femme. Et elle admirait cette sincérité. Il ne lui a jamais rien promis. Mais quand il la voit, elle, il y a une lueur dans ses yeux qui ne trompe pas. Il l’aime sincèrement.
Il lui disait le soir au téléphone qu’elle lui manquait et qu’il aimerait qu’elle soit là. Elle se tait elle ne dit rien. Elle détourne la conversation.
Une fois elle a pris le large, sans rien lui dire, elle est partie loin de sa vue, changé de numéro de téléphone et fait sa vie. Il a remué ciel et terre pour retrouver son nouveau numéro. Le jour où il a entendu de nouveau sa voix, il en a tremblé de tout son corps et elle l’a senti.


Chaque jour au bout du fil, il lui demandait un je t’aime. Elle en riait, lui disait qu’il était fou et qu’elle n’était qu’une passade. Or elle savait qu’il l’aimait vraiment. Elle raccrochait le cœur meurtri. Dès qu’il raccrochait elle disait je t’aime. Un je t’aime au vent, au vide, au silence. Un je t’aime qu’il n’entendra jamais/

Il l’aime, il a essayé par tous les moyens de la garder mais il y a un mois elle lui a dit que tout était fini. Parce qu’elle ne veut pas commettre de faute irréparable. Parce qu’aussi fortes puissent être ses valeurs, elle sait qu’à un moment cet amour cessera d’être platonique. Elle lui a dit qu’elle se mariait, que plus jamais elle ne le reverrait, que l’amour est fait de déceptions, que le cœur est fait pour endurer, que la vie est faite de concessions et qu’il faut passer son chemin. Elle le lui a dit, elle en a pleuré, s’est laissée consoler par ceux en qui elle avait confiance. Mais ça fait déjà partie du passé.

vendredi, mai 09, 2008

Se bisouter

Chez nous quand on croise quelqu’un qu’on connaît ou qu’on reçoit du monde ou que l’on aille chez les gens…ont dit bonjour en faisant généralement la bise. Passage obligé que je n’aime pas, mais obligée. Chez nous, habitants du nord de l’Afrique, nous faisons 2 bises. Parfois même quatre.

Pourquoi deux ? Nous avons copié les français, bein voyons.

Mais en Belgique, les gens ils n’en font qu’une seule. Mais à tout va. Ils en font souvent mais une seule bise. Ce qui est à mon sens génial, une seule bise. Moi ce que je souhaiterai c’est qu’on fasse comme les belges. Qu’on n’embrasse qu’une seule fois. C’est trop bien je te jure.

Les suisses eux en font trois! Ça par contre j’arrive pas à comprendre. Pourquoi trois ? Oui pourquoi trois ! Pourquoi se compliquer la vie, bon sang !

Et puis nous la bise, nous la commençons de gauche à droite, les européens la font de droite à gauche. Mais bon dieu de bon dieu, on ne pourrait pas se mettre tous d’accord, ceux du sud et du Nord, de l’Est et de l’Ouest à dire bonjour de la même manière !

Et puis tu crois bien que je sois à la page moi coté bisoutage. Il y a le sud du pays qui s’embrase et le Liban qui s’embrase et la Palestine qui s’embrase et le Tibet qui s’embrase et j’en passe…

bonne nuit

jeudi, mai 08, 2008

Quelle est la différence entre Schumarer et Sarkozy?

Ce matin je fais la gueule. Je suis dans la voiture avec ma mère. De très mauvais poil parce qu'elle m'a réveillée un quart d'heure avant l'heure habituelle de mon réveil.

Je ne dis rien. et maman qui me fait: "tu sais quelle est la différence entre Sarkozy et Schumarer?"
Je ne réponds pas , je regarde par la vitre et je ne réponds pas.
Au fond de moi que j'en ai rien à foutre de l'un comme de l'autre et puis ma mère est la dernière personne sur terre qui puisse te raconter une blague drôle ou savament cynique. Je fais comme si j'avais rien entendu.
Elle répète sa question avec un peu plus d'enthousiasme.
" Connais-tu la différence entre Sarkozy et Schumarer? Einh!
Moi- j'en sais rien

Elle- Bein réfléchis!
Moi (excédée)- Mais j'en sais rien Moi!
Elle- c'est simple l'un est Premier à Monté Carlo et l'autre est le dernier à monter Carla.

Moi:...

Elle-(déçue que je n'ai pas réagi) c'est la dernière blague à la mode c'est ce que se racontent les medecins dans les congrés à Marrakech!

Moi pour pas faire mon ingrate j'ai souri. Au fait sur le coup j'avais pas compris le jeu de mots, il m'a fallu 1 minute environ pour assimiler que ma mère vient de me raconter une blague quelque peu salace.
ça alors qu'est-ce que le monde change!

mardi, avril 29, 2008

C'est qui qui a inventé cette loi?

Il y a une semaine.
A Hammamet
2h du matin
je conduis, ma cousine à coté de moi, et derrière 2 de mes cousins.
Partout des barrages.

On m’arrête
_ Lui : Vos papiers et ceux de la voiture, et toutes vos cartes d’identité
je lui tend mon permis et ma carte
ma cousine n’en n’a pas, de toutes les manières elle a perdu la sienne.
Mes cousins derrières ne comprennent pas.
- je leur dit de montrer leur passeports
L’aîné a le sien et l’autre pas.
Lui debout il attend toujours que je les lui tende.
Il voit que c’est un passeport suisse.
-Vous savez que vous n’avez pas le droit de transporter des étrangers !
-Ah bon , c’est nouveau çà
ma cousine sort instantanément de ses gonds:
- Ce sont mes cousins et on les ramènent à leur hôtel
LUI- Menich na7ki m3ak men fadhlek, 9a3ed enfasser lelli tsou9 chnya i9oul el 9anoun. Wel 9anoun i9oul elli idha ma3andekch m3ahom hatta silet 9araba mamnou3 ettala3hom m3ak.
MOI- Brabbi enehou 9anoun hedha elli tahki a3lih !!! Après tout ce sont mes cousins maternels et il n’y a rien qui prouve qu’on est de la même famille. Ils n’ont pas de papiers tunisiens.
LUI-Ey madame amma il faut qu’ils aient la fiche de police sur eux, là où il y a le nom de la mère.
MOI-Ils sont majeurs et le nom de la mère n’a rien à faire la dedans.
Mes cousins derrières n’ont rien compris de ce qui a été dit mais il ont senti le malaise. Ils sont contrariés, ils veulent intervenir. Je leur demande de se calmer et que ça ne sert à rien de parler à une tête de mûle en plus dans une langue que personne ne comprend.
LUI : Cha3malna tawa ? (Un autre se tenait debout derrière lui en train de suivre la conversation)

MOI - chnya elli cha3malna ?? je dois les raccompagner chez eux et vite fait et puis el 9anoun elli tahki a3lih ma3andou lé sess lé rass, b3omri massma3t bih !
Il sent que je ne cèderai pas à sa tentative d’intimidation, il me tend les papiers du bout des doigts et recule en me disant
LUI -Behi hani ena bech enrajja3lek Awra9ek et enti es2el elli theb elli mamnou3 thez ajaneb men ghir silet 9araba.
Je lui lance un regard méprisant et je démarre sans lui répondre.

Il est arrivé le même incident un jour plus tard au mari de ma tante qui était accompagné par l’autre mari de ma tante, la fille de l’un, et les deux filles d’une troisième tante. Du charabia quoi. Et le Pion a voulu savoir qui étaient les filles (qui ont 17 ans) et quel était le lien exact qui unissait les 5 passagers. Les maris de mes tantes qui sont tous les deux étrangers et les 3 filles ne parlaient pas tunisien, imaginez un peu le bordel. Ça lui a fait bien de l’attraction l’Imbécile.

Et ne dites pas que je ne vous ai pas prévenus, elli bech ibazness wahda touriste rodd belou italla3ha fi karhabtou fi Hammamet et si vous avez des amis étrangers à faire sortir attendez-vous à avoir honte de votre pays.

lundi, avril 21, 2008

Weekend mahboul

Ma mère a 6 frères et sœurs et on s’est tous donné rendez-vous le temps d’un weekend à Hammamet.

Bien entendu ils étaient accompagnés qui de sa moitié et tous par leurs gosses.
Pour tout vous dire nous étions 32 personnes dans une seule maison et il a fait un temps splendide, nous étions très contents de nous retrouver et surtout de voir mes cousins que je n’ai l’occasion de voir que très rarement vu qu’ils vivent à l’étranger.
Premier jour, samedi midi, Jelbena bel 3allouch pour tout le monde. Je ne saurais vous dire avec exactitude mais il y eu au moins de quoi remplir une baignoire de ragoût aux petits pois. Il y avait une cargaison de pain et je ne sais plus combien de packs de coca, Boga cidre, eau et bouteilles de vin.
Ayya sidek ftarna, on a débarassé, les gosse on hurlé, se sont tapés dessus, les plus vieux ont voulu allez à la plage. Ceux qui ne voient jamais le soleil de toute l’année se sont baignés. Les plus raisonnables ont prix un sacré coup de soleil. Retour à la maison en fin de journée. Pas d’eau chaude pour se laver. On se débarbouille comme on peut. La nuit tombe. Re-Jelbena.

Ma tante sert du whysky-coca à tour de bras dans des timbales en plastique. Ceux qui ont le droit de boire ne s’en cachaient pas, les autres font passer çà pour du coca. Et puis les enfants s’agitent, ils sont fatigués.
Sarra ma cousine de 7 ans : eh oh Tati yassine m’a pris m’a DS
Maman : c’est quoi ça une déesse !!?
moi : D S , c’est un jeux video maman !
maman : !!!
Ma cousine : TATIIIIIIII il m’a pris ma DS !!!
Maman : il est où Yassine !!!? YASSIIIIIIINE !
Moi à yassine : Rend lui sa déesse, (il me regarde avec de grands yeux genre de-quoi-tu-te -mèles-et-si-tu-t’approches-je-te-fait-bouffer-la-déesse).Yassine a 7 ans et comme j’adresse pas la parole à sa mère, Je me retourne à la personne la plus proche et je fais : Mouch metrobbi el farkh hedha c’est vraiment désolant. (Sa mère m’a bien entendu et c’est tant mieux )

Yassine : elle m’a cassé ma Gameboy, je lui prend sa DS.

Sarra pas rancunière du tout revient me voir : T’as un chewingum pour moi ?( je lui en donne un)
H, Mon cousin de 24 ans, torse nu le teint halé et une serviette de bain à la taille : alors on va en boite ce soir ?einh qu’on va en boîte ? ? Il y a des boites bien à Hammamet ?

M, Mon cousin de 27 ans : Oui il y a une boite bien là, c juste à côté. J’y été cet été. Ils ont de la bonne musique en plus.

Mes cousines, des jumelles de 17 ans : ah ouééé c cool on va en boite. Elles se ruent sur la salle de bain, elles se lissent les cheveux, se mettent une tonne de mascara, s’arrachent des tops très dénudés et se mettent sur des échassent.
Mimi, l’ainée de tous : Ah bon on fait rentrer les gosses en boite maintenant ??
Moi : pas la peine de vous fatiguer les filles vous êtes mineures vous rentrerez pas en boîte.
Leur maman en admiration devant sa progéniture qui pousse et qui se fait belle et se retourne vers son fils aîné.

- hey tu fais attention à tes soeurs, tu les gardes à l’œil.
H: Oué Man
Moi : brabbi mnin il va surveiller ses sœurs !! Ken yochrob w yesker 9ad 9ad tawwa houwa bidou lezmou chkoun i3ess a3lih
H : Ah non moi je ne bois pas, wallah je ne bois pas. Dis leur maman que je ne bois pas.
Moi : Oué c ça je te crois
Ma tante : oui c’est vrai il boit pas
lui : t’as vu hihihih (avec le rire méchant) et il me glisse à l’oreille « je bois pas mais je me drogue ». Bon faut dire que de là où il vient il a bien le droit.

N a 18 ans, c’est le frère cadet de M. Il snobe tout le monde, il sait qu’il est beau et rien qu’en clignant des yeux on l’emmènera partout où on ira. R et S ont 13 et 16 ans, et ils avaient tellement envie d’aller à cette foutue boite de nuit. Ils se sont fait beaux; du gel pour monsieur et jeans serrés pour mazmazelle.

Sarra revient me voir : t’as un chewing-gum S’IL TE PLAIT ? ( remarquez bien comment elle détache le s’il te plait)
Moi : mais je t’en ai déjà donné, vas dormir ma chérie il se fait tard.
Sarra : non c’est parce que je veux faire des bulles et qu’il m’en faut deux.(je lui donne un deuxième)
H me passe son bras autour du cou et me fait : viens là toi, t’aurait pas une copine à présenter. Une belle et qui accepterait de coucher avant le mariage !
Tout le monde éclate de rire, les vieux sont offusqués mais bon…moi je dis heureusement que ma grand-mère n’a pas capté.

R et S finissent pas laisser tomber l’idée d’aller en boite, tout le monde est d’accord qu’aucune boîte ne les acceptera.

R1 et M1 sont frères issus d’une grande famille BCBG, disons pour pas faire de commérages. Ils ont 21 et 23 ans mais ils n’entendent presque jamais parler de boite de nuit, surtout pas de cuite et encore moins de drogue.
Mais bon inutile de vous dire que ce soir là tous les chats on été gris et que l’alcool a coulé à Flot jusqu’à 8h du matin. Et que certains ont dormi sur la pelouse du jardin et encore heureux ceux qui ne ce sont pas retrouvés au fond du bassin vide.
La nuit a été très longue, dimanche matin j’ai distribué de l’Ibuprofène à qui en voulait bien. Bien entendu tout le monde était ravi d’en avoir.

Dimanche midi, coucous au poisson pour tout le monde. Une table longue de 6 mètres et des gosses qui bouffent par terre. Photo de famille, rire mais des hostilités sourdes. Mimi, H et moi voulions faire couler ma tante, nouvellement siliconée et fière de l’être qui n’arrêtait pas de faire sa belle, outrageusement ciglée de la tête au pied et qui nous distillait son venin.
Le soir, re–diner en famille, on mange, on rigole mais tout le monde est Ko après avoir passé l’apres-mi sur la plage. 10h du soir on prend la route pour Tunis. Mes cousins sont tous bronzés et moi traînant mes souliers je n’avais qu’une envie. Retrouver mon lit.

j'aurais aimé mettre des photos mais c'est compliqué de demander la permission à une trentaine de personnes. Vous en conviendrez

mercredi, avril 16, 2008

Khbayer Behi fel Lac

ayya sidi mchit noftor fel Lac. Etta9ss ya3mel 66 kif. Echams zer9a, el 3asafirou touza9ze9 w loumour henya.
Barra mani essbe7 t3addit lel banka pour constater mon découvert. Un -4d620 pour ne rien vous cacher. Amma mahou ena cliente shiha ( s7i7et ro93a oui) fel banka 9olt ayya nejbed tarf flouss. Donc à midi nemchi noftor fel lac ; Hassilou si on m’avait dit qu’un jour j’irai bouffer au Lac alors que je suis à découvert j’aurais juré par tous les dieux que jamais ça ne m’arriverait. Mais comme on dit : il ne faut jamais dire Fontaine je ne boirai pas de ton eau.
Ayya 3ad 9otlek mchit lel Lac (Les berges du Lac ya3ni) pour manger. Bien entendu je n’étais pas seule. Un copain m’a accompagné. Ayya sidi houwa hbat mel karhba Ba7dha 5th Square, mechi yechri fi bagou dokhan, wena 93adt nestanna.
ayya sidek ena hakkeka wetjini mra eddo9 sur la vitre. Men hay2etha neskhayelha totlob. Ayya na3mel hakka habbat la vitre w maddit yeddi el saki yekhi idha bya nesma3 fiha t9olli fi klem dra kifech mchag3eb. Dort 9oltelha

- samahni ch9olt ?
jewbetni :
-bnayti ouejhek fih ennour, 3andek khbar behi barcha.
93adt behta, mafhemt chay bahhamt iji 3 secondes hakkeka
- Euhhh… Khbar chnya inchallah khir ??
wemba3d hakka mana3rech kifech rja6li chehed la39al 9oltelha :
-Lé i3aychek barra rabbi i3inik
- 9atli lé wallah 3andi lik khbar behi, lezmek tesma3ni
-9oltelha ya benti barra rabbi yahdik !
-9atli lé ifarhek ouejhek dhaoui ( w hajet dans le genre) khallini n9ollek, med yeddek enbachrek bel khir…
3ada ena 9olt oh hedhi mehich bech temchi ,ayya na3mel hakka nejbed mon portefeuille wa3titha ma kteb et je peux te dire que j’ai été généreuse.
- HAYYA barra tawa rabi i3inik.
9atli :
- Lé ménich mechya ella man9ollek elli 3andi man9oulou, medd yeddek 3ayech benti rani mebin rou7in.

-Ya benti yehdik barra emchi rani nestanna fi baba ken iji rahou bech ikech a3lik
-9atli lé testanna fi tfol, oueld 3ayla wlayed behi barcha
- 9oltelha behi yarham oueldik, tawwa emchi rani ma3inich rassi youja3
9atli :
-enti chnouwa khassra ken leflouss wa3tithomli, ena nheb n9ollek chnya rit khallini n9ollek. Rani mebin Rou7in.
9oltelha
- lé manhebbech na3ref khaterni mannemench bel7keyet hedhi , yehdik !
Daou7et rassha w 9atli
- Ken jit ta3ref elli bech n9oulhoulek rak ma9oltech hakka, amma mel barra chay w men dekhel chay.
- 9oltelha ifarhek emchi
-9atli nheb na3ref a3lech mathebbech ta3ref, rak matekhsser chay, makch malzouma tsadda9ni amma ena lezem en9ollek.
wallit je regardais autour de moi , ya rabbi kifech neslek menha hedhi !!!
3amlet hakka w 9atli
- : behi hani mechya, khsara 7abbit n9ollek amma enti 9albek bered
-behi barka

heya wakhret et j’au vu son ventre, elle devait être enceinte de plus que 8 mois, ou ptet qu’elle avait une grossesse gémellaire tellement son ventre était gros. El Hassilou plus rien ne les arrête. El 9ouwa el rabbi.

Amma za3ma chnya kenet newya t9olli!!!?

vendredi, avril 11, 2008

Guirra ou Songe d’une nuit d’hiver



Pour tout vous dire, je n’ai pas la prétention d’être connaisseuse en matière de théâtre encore moins du théatre élitiste. Cela me gaverait même d’aller voir une pièce de quelqu’un qui débuterait dans le milieu. Mais j’ai quand même eu la curiosité d’aller voir quelques pièces cà et là.

Pour faire court, je suis allée avant-hier, 9 avril pour être exacte, voir la pièce « Guirra ou Songe d’une nuit d’hiver », mise en scène par Ramzi Souani. Cela s’est passé à El teatro.

Le comédien Ridha Boukaddida était magistral dans le rôle du professeur. Hammouda Ben Hassine assez bon pour un rôle qui n’était pas facile. Peut être que la fille elle, était plus théâtrale moins centrée. Au fait c’est le genre de theatre qu’on regarde perplexe. Qui est très différent de ce que j’ai pu voir avant. Tawfik Jbeli, présent dans le public, avait trouvé l’approche très différente des sentiers battus et que le travail du metteur en scène, classe la pièce dans un style propre à lui, que c’est une approche intelligente, très recherchée … moi je dirai que c’est pour des personnes très initiées…
Je trouve dommage qu'Amélie Nothomb matefhemch bedderja, j'aurais aimé savoir ce qu'elle en aurait pensé...

Je ne sais pas quand auront lieu les autres représentations mais je vous conseillerai d’aller voir.

lundi, avril 07, 2008

Songe d’une nuit d’hiver à El Teatro

Amélie Nothomb tout le monde sait qui c’est.
«Les combustibles» j’en ai déjà parlé, c’est l’une de ses œuvres.

Ramzi Souani quant à lui, tout ceux qui sont passés par mon blog savent de qui il s’agit.
Ramzi a relevé le défi, en s’inspirant de l’œuvre « Les combustibles » d’Amélie Nothomb pour mettre en scène «Songe d’une nuit d’hiver» dont le texte est de Ridha Boukadida.

La première aura lieu le 09 Avril 2008 à 19H30 à El Teatro.

La commission qui s’est chargée de valider le travail, a qualifié certaines scènes d’ « osées ».
J’ai hâte de voir le résultat

mardi, avril 01, 2008

Double Je(u)



Je n’aime pas jouer et encore moins tricher pour gagner. Je veux gagner par mes propres moyens si le jeu m’est imposé. Sauf que cette fois le jeu me dépasse. Je ne vois pas où est-ce que la route me mène. Égarée, je ne sais pas comment leur dire que j’arrête. Je me suis engagée à jouer le jeu jusqu’à la fin, il me pèse d’interrompre le plaisir des autres. Je ne sais pas si je vais gagner ou à la fin, je serai tellement fatiguée, que je ne voudrais même pas du trophée. Je leur donne toutes les raisons de rester, et je me donne toutes les raisons de partir. Celle d’avoir perdu toute envie de refaire le chemin inverse : Retourner à la case départ payer une amende ou payer le prix de m’être insurgée chez quelqu’un.

Tout me retient et tout me révulse. Cette euphorie des lendemains incertains et ce perpétuel recommencement des faits, des gestes, des habitudes. On appelle cela lassitude parait-il.
Mais la terre est ronde et le monde est petit et je risquerai de me retrouver là où j’ai commencé. Au Point de non lieu. Faut pas courir, tout vient à point à qui sait attendre. On ne peut mieux apprendre que dans la douleur.

Quoiqu’il m’arrive je demeure incorrigible. Je crois toujours en un lendemain meilleur. Je ne suis pas naïve, je suis imbécile.

Je jubile.

jusqu'à quel point?

jusqu'à quel point un homme est honnête quand il prétend avoir changé?